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Pseudo : Webmaster : 
Nadine Quinn

Brigitte Secat           
Stephan Rosenbaum
Florentine Rossi              

Catégorie : Santé Diabète

Description : 
Nous faisons partie du Groupe 
des Personnes Diabétiques 
de Bruxelles.  
Ceux-ci vous proposent de partager
leur vécu avec d'autres.
Ils organisent :
1.des permanences
les 1er et 3e jeudis 
de 14h à 17h 
2.des tables rondes animées par 
des experts spécialisés en
diabétologie
3.des activités culturelles,
promenades, dîners, 
voyages d'un jour.

Mieux on gère son diabète 
Meilleure est la qualité de la vie. 
Vous êtes tous les bienvenus.

Nous nous retrouvons à
L'Association Belge du Diabète 
1 Place Homère Goossens 
1180 Bruxelles
(Parvis St Pierre)
Trams : 4 - 18 - 23 - 55 - 92        
Bus : 38 - 41 - 43 - 98




Images Aléatoires

Dimanche 20 juillet 2008
La glycémie avant repas est-elle nécessaire ?

Afin «d'économiser les doigts» il est tentant de se passer de la glycémie avant repas, et de ne réaliser que la glycémie une heure trente après le début du repas, pour valider les choix alimentaires.

Cependant c'est souvent décevant, car si la glycémie après un repas est peu élevée cela indique que le repas était équilibré, mais si elle est élevée cela n'apporte guère de renseignements car cette glycémie a pu être la conséquence d'une glycémie avant repas peu élevée suivie d'un d'un repas non équilibré, ou d'une glycémie avant repas déjà élevée suivie d'un repas équilibré.


Quand réaliser la glycémie après repas ?

Lorsqu'on étudie les profils de glycémie après repas chez les personnes non diabétiques (toutes les dix minutes pendant trois heures par exemple) on constate :
• d'une part, que pour des repas strictement identiques et pris à la même heure, le maximum de glycémie est variable selon les jours, probablement parce que la vitesse avec laquelle se vide l'estomac n'est pas la même tous les jours,
• et d'autre part, que le moment où la glycémie passe par son maximum dépend beaucoup de la nature du repas :
- après un petit déjeuner comportant un café, du pain et de la confiture, le maximum peut être atteint en demi-heure, et il peut en être de même après un repas de midi ne comportant que de la purée de pomme de terre et une tranche de jambon (ceci est dû au fait que le pain et les pommes de terre ont une digestion très rapide et qu'il n'y a pas, ou peu, d'autres aliments non glucidiques ralentissant le passage des glucides, des intestins vers le sang),
- par contre, après un repas comportant des crudités, des légumes chauds, un féculent ou mieux encore des légumes secs, de la viande ou du poisson ou des oeufs, un laitage et un fruit, le maximum de glycémie sera atteint beaucoup plus tardivement car les aliments non glucidiques associés abaissent l'index glycémique du repas ; d'autre part, bien que l'apport en glucides soit un peu plus important, le maximum de glycémie est moins élevé.

Autrement dit :
• si on mesure la glycémie peu de temps après le début du repas, on a de fortes chances de ne pas connaître la valeur maximale, surtout si on veille à équilibrer ses repas de manière à ce que ce maximum soit le plus bas et le plus tard possible,
• mais si on la mesure trop tard après le début du repas, on a de forte de chances de trouver une valeur qui est plus basse que le maximum qui a eu lieu une demi-heure ou une heure avant.

D'autre part, la glycémie postprandiale est destinée à être comparée avec la glycémie avant repas, mais aussi avec les glycémies postprandiales réalisées aux mêmes moments les jours précédents, et ceci n'est possible que si on adopte un intervalle de temps moyen identique tous les jours.

Enfin, plus on attend pour mesurer la glycémie postprandiale, plus on se rapproche de la glycémie d'avant repas du repas suivant dont la signification n'est pas du tout la même : la glycémie après repas est le témoin de la capacité du glucose alimentaire à pénétrer dans les muscles et dans le foie pour stocker l'énergie glucidique, alors que la glycémie avant repas est le témoin de la sortie de glucose du foie pour assurer les dépenses glucidiques.

Pour toutes ces raisons, l'intervalle de temps le plus habituellement recommandé est d'une heure trente après le début du repas (une heure après le début du repas, c'est trop tôt, surtout pour le repas de midi et du soir, tandis que deux heures après la fin du repas, c'est trop tard d'autant que cela correspond à 45 ou 60 minutes supplémentaires par rapport à un intervalle de temps d'une heure trente après le début du repas).


Quels repas faut-il tester ?

L'objectif étant de traquer l'hyperglycémie, le plus utile est de tester les repas dont on pense que la composition est de nature à conduire à une élévation excessive de la glycémie.

Les repas les plus intéressants à tester sont donc les repas comportant des glucides en quantité non négligeable (pain et farineux, féculents, fruits) et/ou les repas dont les aliments non glucidiques (crudités, légumes chauds, viande ou poisson, laitage) sont absents ou en faible quantité.

Ou encore, étant donné que les études concernant les habitudes alimentaires familiales montrent que les mères de famille ont habituellement une vingtaine de menus «de base» qu'elles déclinent selon diverses modalités, il est aussi possible notamment la première fois que l'on envisage de valider ses choix alimentaires par l'autosurveillance glycémique, de tester les uns après les autres les menus habituels, de façon à vérifier leur effet sur la glycémie, et réfléchir à la façon dont ces menus pourraient être équilibrés, notamment par l'ajout d'aliments non glucidiques.

Il est également possible, lorsque les différents menus habituels ont été testés, de procéder de façon systématique en testant le petit déjeuner le lundi, le déjeuner le mardi, le dîner le mercredi, puis à nouveau le petit déjeuner le jeudi...

Enfin, il est intéressant de noter qu'assez souvent c'est le petit déjeuner qui conduit aux élévations glycémiques les plus importantes, même lorsque le volume des aliments avalés est faible. Ceci est lié au fait que très souvent le petit déjeuner comporte uniquement un liquide (café, thé...) qui n'apporte pas de glucides ni d'éléments susceptibles de ralentir la digestion, et du pain dont la moitié du poids est en fait des glucides. D'autre part, le matin est la période de journée où la tendance hyperglycémique est la plus forte par suite de l'effet d'hormones sécrétées en fin de nuit (le même petit déjeuner pris le soir entraîne une moindre élévation glycémique). Pour améliorer le petit déjeuner, il est souvent utile de manger quelque chose en plus (tranche de jambon découenné dégraissé ou de blanc de dinde, fromage allégé, yaourt maigre, fromage blanc allégé, tranche de fromage toastinette, oeuf... mais aussi tomate, concombre, carottes crues...), et le pain gris, ou mieux les pains enrichis en fibres, se digèrent plus lentement que le pain blanc.


En résumé

L'autosurveillance peut être utilisée de façon raisonnée pour valider les choix alimentaires, en regardant la glycémie avant le repas et une heure trente après le début du repas, de manière à voir quel a été l'effet du repas.
 

Le seul moyen de vérifier que l'on ne se trompe pas dans le choix de ses aliments, est de vérifier sa glycémie avant le repas et une heure trente après le repas, et d'en tirer les conclusions qui s'imposent :

• Si la différence glycémique est correcte, c'est qu'on ne s'est pas trompé dans le choix des
 aliments

• Si la différence glycémique n'est pas correcte, il
 faut trouver où est l'erreur pour éviter de la refaire

 
Par contre, rien ne vous indiquera si votre repas contenait trop de graisses. C'est à vous d'y faire attention à chaque repas.
 

Obtenir de «bonnes glycémies» ne suffit pas ...

Il faut aussi faire attention
au contenu en graisses des
 repas


http://www.diabsurf.com/diabete/FHisto.php 
Vendredi 18 juillet 2008

Vous trouverez dans cette rubrique les équivalences glucidiques des boissons, fruits, desserts, cocktails, etc. 

Aliments ne contenant pas de glucides :
- Fromages
-  Viandes, poissons, abats et charcuteries
- Tous les corps gras : huile, margarine, crème fraîche, saindoux, vinaigrette
- Boissons : vins rouge et blanc, alcools forts, thé, café, tisane, eaux minérales et gazeuses 

Nature et quantité d'aliments salés qui vous apportent 30 g de glucides :
- 3 pommes de terre moyennes
- 7 cuillères à soupe de riz ou de lentilles
- 5 cuillères à soupe de pâtes, de semoules, ou de haricots secs
- 3 cuillères à soupe de purée
- environ 15 frites
- 1 part de raviolis, cannelloni, lasagnes
- 1 quiche individuelle
- 1 pizza individuelle ou 1/4 de pizza surgelée
- 1 croque-monsieur
- 1 hot-dog
- 3 fines crêpes nature
- 1 feuilleté
- 1 hamburger ou cheeseburger
- 1 beignet de poulet 
- 1 salade de taboulé

Nature et quantité d'aliments sucrés qui vous apportent 30 g de glucides :
-
1 éclair
- 1 tartelette
- 1 gaufre sans sucre 
- 3 crêpes fines
- 1 pain au chocolat
- 1 tranche de cake ou de quatre quarts

Connaître la nature et quantité de fruits qui vous apportent 20 g de glucides : 
- 250 g de fraises ou de framboises
-1 pamplemousse ou 1 orange
- 1 pomme ou une poire
- 3 kiwis
- 3 mandarines
- 1 petit melon
- 1/4 ananas
- 1 mangue
- 3 abricots frais ou secs
- 1 petite banane
- 1 grappe de raisins (une quinzaine de grains)
- 4 pruneaux 
- 1 petite poignée de cerises

Nature et quantité de desserts qui vous apportent 20 g de glucides :
- 2 boules de glace ou de sorbets
- 1 mousse au chocolat
- 1 île flottante
- 1 crème caramel
- 1 yahourt sucré ou aux fruits
- 1 part de semoule ou de riz au lait
- 4 biscuits secs
- 1/3 de tablette de chocolat
- 2 madeleines
- 1 croissant, 1 brioche ou 1 pain au lait
- 2 crêpes fines

Boissons :
- Bière normale : 1 canette = 10 g de glucides 
- Vins cuits : 1 dose = 10 g de glucides
- Pétillants au fruit : 1 flûte = 10 g de glucides 
- Cocktail alcoolisé à base de fruits : 10 à  15 g de glucides
- Vin blanc doux : 1 verre = 15 g de glucides 
- Cidre doux : 1 bolée = 15 g de glucides
- Bière sans alcool : 1 canette = 20 g de glucides

Cocktail salé (équivalences pour un apport de 20 g de glucides) :
-
Mini feuilleté =10 pièces
- Mini pizza = 6 pièces
- Mini quiche = 6 pièces
- Mini tartelette = 5 pièces
- Nems = 5 pièces
- Rouleau de printemps = 1 pièce

Cocktail sucré : 
- Mini éclair = 4 pièces
- Mini chou = 4 pièces
- Mini opéra = 4 pièces
- Mini foêt noire = 4 pièces
- Mini tartelette = 3 pièces
- Fruits déguisés = 2 pièces

Gâteaux apéritifs :
- Cacahuètes : paquet de 75 g = 5 g de glucides
- Chips : paquet de 30 g = 15 g de glucides
- Noix de cajou : paquet de 125 g = 25 g de glucides
- Soufflés aromatisés : paquet de 50 g = 30 g de glucides
- Biscuits au fromage : paquet de 100 g = 50 g de glucides 
- Triangles : paquets de 100 g = 60 g de glucides

http://www.diabete.fr/WebSite/Content/Living-With-Diabetes/Vivre-avec-un-diabete-de-type-1/Equivalences_glucidiques.aspx

Mercredi 16 juillet 2008

Le diabète et la rétine


Par le Docteur Pascale MASSIN


Le diabète est une maladie très fréquente dans nos sociétés modernes, et qui est appelée encore à s'intensifier.

C'est une maladie insidieuse, de diagnostic quelquefois difficile, et demandant une collaboration importante entre les soignants et le patient, afin d'éviter des complications souvent très graves, intervenant au décours d'une évolution de plusieurs années.

Il existe donc plusieurs écueils à éviter face à cette maladie :
- le diagnostic n'est pas toujours aisé car le patient présente souvent peu de signes cliniques,
- l'évolution est le plus souvent insidieuse et à bas bruit, ce qui complique d'autant le traitement,
- pour les mêmes raisons, il est très difficile de motiver le patient à suivre son traitement, et surtout à appliquer des règles hygièno-diététiques strictes et pourtant indispensables à un bon pronostic à long terme.

Il existe deux types de diabète sur le plan physiopathologique, en fonction de la présence ou non d'insuline. Mais ces deux formes peuvent provoquer des complications aussi gaves l'une que l'autre.

Le diabète non insulinodépendant

Classiquement, il touche des sujets de plus de 40 ans, sédentaires et en surcharge pondérale. Le traitement repose essentiellement sur des règles hygièno-diététiques dont un régime souvent très impopulaire auprès des patients. Dans ce type de diabète, le diagnostic provient le plus souvent d'un examen systématique de la glycémie dans le cadre d'un bilan sanguin.

Le diabète insulinodépendant

Il touche des sujets plus jeunes. Les patients présentent très rapidement des signes cliniques très significatifs l'obligeant à se traiter rapidement par injection d'insuline.

Le plus difficile dans cette maladie est de motiver le patient pour respecter les règles très précises ( régime, exercice physique minimum) afin d'éviter des complications qui n'apparaissent qu'après plusieurs années d'évolution de la maladie, mais qui seront le plus souvent graves et difficile à traiter.

Complications oculaires

Toutes les pathologies oculaires classiques peuvent venir compliquer à tout moment un diabète établi, qu'il soit insulinodépendant ou non.

En particulier, tout diabétique peut développer une cataracte ou un glaucome ; ici ces atteintes seront souvent plus précoces que chez un sujet non diabétique, et d'évolution plus rapide. Le traitement en sera le plus souvent plus complexe, avec des résultats plus aléatoires, que ce soit sur le plan médical ou chirurgical.

De même, toute pathologie infectieuse ou dystrophique, quelle que soit la tunique oculaire atteinte, sera plus grave et plus difficile à traiter que chez un patient non diabétique.

Mais le problème le plus important résulte de l'atteinte de la rétine du diabétique, à la base de ce que l'on nomme Rétinopathie Diabétique.

Classiquement et de manière très schématique, l'atteinte vasculaire rétinienne se caractérise par deux types de lésions :
- soit des zones de non perfusion vasculaire responsables d'ischémie,
- soit des zones oedémateuses.

L'ischémie

Certaines anomalies de la paroi des vaisseaux rétiniens entraînent chez le diabétique la non perfusion, puis l'ischémie dans certaines zones de la rétine. L'organisme du diabétique réagit alors en produisant des néovaisseaux dont la prolifération est anarchique (en particulier vers l'avant et le vitré), et la paroi particulièrement fragile. Rapidement, il existe un risque de rupture de la paroi du néovaisseau rétinien et d'hémorragie du vitré, responsable d'une perte brutale de la fonction visuelle.

Le diagnostic d'ischémie doit toujours être réalisé avant le stade de néovaisseau, quand l'ischémie débute. Seule l'angiographie fluorescénique permet ce diagnostic précoce.

Le seul traitement consiste en une photocoagulation laser de toute la zone ischémique.

Au stade d'hémorragie du vitré, le pronostic est plus péjoratif. Le seul traitement est chirurgical : c'est la vitrectomie, geste chirurgical de pronostic plus réservé.

L'oedème rétinien

La paroi des vaisseaux rétiniens du diabétique subit par endroit des dégradations qui la rendent poreuses, et permettent qu'une extravasation de plasma imbibe de manière anormale la rétine.

En périphérie, cela perturbe un peu le fonctionnement rétinien. Mais si cet oedème touche la macula, la zone centrale de la rétine, responsable de la vision fine et de la perception des couleurs, le pronostic s'assombrit.

Le diagnostic de rétinopathie oedémateuse doit être le plus précoce possible, et repose essentiellement sur l'examen ophtalmologique clinique et l'angiographie qui seule, permet un diagnostic précoce des zones oedémateuses, et la mise en place d'un traitement médical et surtout d'un traitement laser de protection de la macula.

Conclusion

Le traitement le plus efficace est préventif, et nécessite une prise de conscience précoce de la gravité et du caractère insidieux de cette maladie, mais surtout de sa durée, s'étendant au reste de la vie du sujet atteint.

Il impose d'abord une discipline rigoureuse :
- surveillance régulière, clinique et biochimique, en particulier de l'équilibre glycémique, par un médecin,
- surveillance ophtalmologique régulière avec en particulier la réalisation d'un examen du fond d'oeil et d'angiographie à la fluorescéine.

Des règles hygièno-diététiques :
- si possible, vie régulière, et limitation des stress,
- régime alimentaire précis rigoureusement suivi,
- traitement médical à suivre scrupuleusement.

Traitement ophtalmologique, c'est le plus souvent un traitement des complications rétiniennes :
- laser : Photocoagulation des zones ischémiques. Elle permet d'éviter la prolifération de néovaisseaux rétiniens responsables de cette complication majeure qu'est l'hémorragie du vitré. Protection de la macula dans les atteintes oedémateuses, pour éviter une perte importante de la vision centrale efficace.
- chirurgie : De la cataracte ou du glaucome si nécessaire. Vitrectomie quand le vitré a perdu de la transparence et surtout qu'il opère une traction importante sur la rétine et la macula.

Réthinopathie diabétique (RD)

On appelle rétinopathie diabétique les lésions du fond d'oeil causées par le diabète. En effet, l'excès de sucre dans le sang finit par altérer les petits vaisseaux de la rétine (capillaires rétiniens)

La rétinopathie diabétique peut être très grave pour la vision si elle est négligée. Au bout d'un certain nombre d'année, elle peut, en l'absence de traitement, provoquer une diminution très importante de la vision (malvoyance), voire même une perte complète de la vue (cécité).

La rétinopathie diabétique reste de nos jours une cause importante de cécité et de malvoyance, et probablement la première cause de cécité chez les sujets jeunes. Ceci est cependant évitable, grâce à un dépistage plus systématique de la RD, notamment chez les diabétiques de type 2, et à une meilleure éducation des patients.

En effet, le diagnostic des formes asymptomatiques de RD et leur traitement par photocoagulation au laser permettent d'éviter les complications de la réthinopathie diabétique proliférante et de stabiliser la baisse visuelle liée à l'oedème maculaire.

Le seul traitement de la RD reste actuellement la photocoagulation au laser. Cependant, d'importantes études interventionnelles publiées récemment ont bien montré le rôle primordial que jouent les déséquilibres glycémique mais aussi tensionnel dans la survenue et la progression de la RD. Enfin, il est probable que dans un proche avenir apparaissent de nouveaux traitements médicamenteux permettant de ralentir la progression de la RD ou d'inhiber la survenue de la néovascularisation.

Classification de la réthinopathie diabétique

Classifier la RD est difficile. En effet, les lésions sont multiples et se combinent en de nombreux tableaux différents. Mais classifier la RD est nécessaire pour juger de sa progression et évaluer l'efficacité des traitements.

Les premières classifications, basées sur l'histoire naturelle de la RD, étaient qualitatives ; elles étaient suffisantes pour la pratique courante. Mais les progrès thérapeutiques, en particulier l'apparition du laser, ont rendu nécessaire la réalisation d'études thérapeutiques pour tester l'efficacité des nouveaux traitements. C'est pourquoi des systèmes d'évaluation objectifs semi-quantitatifs de la RD ont été développés depuis 20 ans, la plus récente étant celle de Early Treatment Diabetic Retinopathy Study (ETDRS).

ETDRS - Early Treatment Diabetic Rétinophaty Study

Une classification ETDRS simplifiée a été proposée, dans laquelle la RD est subdivisée en 13 niveaux (voir tableau ci-après). La RDNP est subdivisée en quatre sous-groupes : débutante, modérée, modérément sévère et sévère. Le terme de RD préproliférante a disparu et a été remplacé par RDNP sévère, définie soit par la présence d'hémorragies rétiniennes sévères dans les quatre quadrants de la périphérie rétinienne, soit par la présence de veines moniliformes dans deux quadrants ou plus de la périphérie rétinienne, ou encore d'AMIR sévères dans un quadrant de la périphérie rétinienne. La RDNP sévère présente un risque de 50 % d'évoluer vers la néovascularisation à 1 an dont 17 % de formes à "haut risque de cécité" et un risque de 75 % à 5 ans.

La RDP est elle aussi subdivisée en quatre groupes, selon la sévérité de la néovascularisation : débutante, modérée, à haut risque et évoluée (hémorragies du vitré, décollement de rétine).

Classification de la maculopathie diabétique

La maculopathie n'est qu'un des aspects de la RD et s'observe aussi bien dans des formes proliférantes que non proliférantes de RD. Une classification particulière de la maculopathie diabétique est donc justifiée.

ETDRS - Early Treatment Diabetic Rétinophaty Study

L'ETDRS définit l'oedème maculaire comme tout épaississement rétinien maculaire, détectable à l'examen biomicroscopique ou sur des clichés stéréoscopiques du fond d'oeil, associé ou non à des exsudats. L'oedème maculaire clinique est un stade de gravité pour lequel il faut envisager une photocoagulation. Sa définition est assez complexe : épaississement rétinien et/ou exsudats atteignant le centre de la macula ; ou épaississement rétinien et/ou exsudats situés à moins de 500um du centre de la macula mais ne l'atteignant pas ; ou épaississement rétinien d'un diamètre papillaire ou plus, situé à moins d'un diamètre papillaire du centre de la macula.

En pratique clinique

En s'inspirant des classifications les plus récentes, on peut proposer une classification définie à partir des lésions observées au fond d'oeil et/ou en angiographie. Cette classification définit les différents stades de la RD et donne une indication aisément compréhensible de gravité et de pronostic. La RD est sous-divisée en 7 stades ; à chacun d'eux peut être associé un certain degré de maculopathie diabétique, qui fait l'objet d'une classification séparée.

Classification simplifiée de l'ETDRS

PAS DE RD
MICROANEVRYSMES SEULEMENT
RD NON PROLIFERANTE MINIME
RD NON  PROLIFERANTE MODEREE
RD NON PROLIFERANTE MODEREMENT SEVERE
RD NON PROLIFERANTE SEVERE
RD PROLIFERANTE DEBUTANTE
RD PROLIFERANTE MODEREE
RD PROLIFERANTE A HAUT RISQUE
RD PROLIFERANTE EVOLUEE (macula attachée)
RD PROLIFERANTE EVOLUEE (macula décollée)
RD NON GRADABLE, mais plus sévère


Classification ETDRS  de l'oedeme maculaire

OEDEME MACULAIRE
Epaississement rétinien maculaire, détectable à l'examen biomicroscopique ou sur des clichés stéréoscopiques du fond d'oeil, associé ou non à des exsudats 
OEDEME MACULAIRE CLINIQUE
("Clinically significant macular edema")
- Epaississement rétinien et/ou exsudats atteignant le centre de la macula,
- ou épaississement rétinien et/ou exsudats situés à moins de 500um du centre de la macula mais ne l'atteignant pas,
- ou épaississement rétinien d'un diamètre papillaire ou plus, situé à moins d'un diamètre papillaire du centre de la macula.


Points forts

La rétinopathie diabétique reste une cause majeure de malvoyance et de cécité en France, et c'est la première cause de cécité avant l'âge de 50 ans. Une amélioration de son dépistage et une surveillance ophtalmologique régulière tout au long de la vie du diabétique doivent permettre d'éviter son évolution vers les complications graves.

Toute découverte d'un diabète, qu'il soit insulinodépendant ou non insulinodépendant, doit s'accompagner d'un examen du fond d'oeil.

L'angiographie en fluorescence n'est pas un examen de dépistage et ne doit pas être réalisée à titre systématique. Elle n'est qu'un complément de l'examen du fond d'oeil.

L'équilibration stricte de la glycémie et de la tension artérielle, associée à une surveillance annuelle du fond d'oeil, est le meilleur traitement préventif de la rétinopathie diabétique.

Le traitement par laser, dont les indications sont maintenant bien codifiées, permet d'empêcher les complications de la rétinopathie diabétique proliférante et de stabiliser la baisse visuelle liée à l'oedème maculaire.

Surveillance de la Réthinopathie diabétique

En l'absence de RD Surveillance du fond d'oeil (FO)
RD non proliférante minime FO + angiographie annuels
RD  non proliférante modérée FO + angiographie tous les 6 mois à un an en fonction de la maculopathie associée
Si traitement par laser maculaire, FO + angiographie 4 à 6 mois après le traitement
RD non proliférante sévère (ou préproliférante) FO + angiographie tous les 4 à 6 mois (sauf conditions particulières)
Photocoagulation panrétinienne à envisager en cas de grossesse, d'équilibration rapide de la glycémie, de chirurgie de la cataracte, de RD proliférante ou de RD préproliférante controlatérale, ou chez un sujet à suivi aléatoire
RD proliférante Photocoagulation panrétinienne (rapidité en fonction de la gravité de la RD)
FO + angiographie 2 à 4 mois après la fin du traitement

http://www.irrp.asso.fr/articles/article006.html
Mardi 15 juillet 2008

Diabète sucré

[?] Qu'est-ce que c'est ?

Le diabète sucré est une affection caractérisée par l'augmentation du taux de sucre dans le sang (i.e. la glycémie) lié à un mauvais fonctionnement de l'insuline ou à une absence d'insuline. L'insuline est une hormone qui fait baisser la glycémie. Pour comprendre le diabète, quelques notions de physiologie sont nécessaires.

Quelques notions de physiologie : l'insuline et la régulation de la glycémie

Le glucose est le nutriment essentiel des cellules. A tout instant, il est consommé par les différents tissus pour assurer le maintien de la température du corps, réagir à l'activité physique ou nourrir la cellule cérébrale...
Le taux de sucre dans le sang est remarquablement fixe chez l'individu normal ; il fluctue entre 0,7 et 1,10 g/l à jeun. Cet équilibre est essentiellement sous la dépendance de l'insuline.
L'insuline est sécrétée par des cellules du pancréas endocrine, à savoir les cellules ß (bêta) des îlots de Langerhans. Elle régule le taux de glucose dans le sang.

D'où vient le glucose sanguin ?

Il existe deux sources de glucose sanguin : le glucose endogène et le glucose exogène. Le glucose endogène provient :

  • Des glucides de réserve, stockés sous forme de glycogène dans le foie et les muscles ;
  • Des triglycérides stockés dans le tissu adipeux sous forme de graisse.
Le glucose exogène. Il correspond à tous les glucides absorbés lors de l'alimentation. La massivité et la soudaineté de ces apports provoqueraient une élévation brutale de la glycémie si l'organisme n'était pas capable de stocker rapidement, sous forme de réserve, ces glucides alimentaires dans le foie, puis dans la graisse et les muscles. Ce stockage se fait dans l'heure qui suit le repas.

Le foie est la plaque tournante du métabolisme glucidique et le carrefour des flux de glucose endogène et exogène. Quant à l’insuline, elle régule ces flux de glucose.

Le pancréas sécrète l'insuline de façon très particulière :

  • Une sécrétion basique, faible et continue, sert à moduler la production de glucose par le foie pendant toute la période de jeun et en dehors des repas ;
  • Une sécrétion stimulée après les repas permet le stockage rapide et massif du glucose exogène.
Régulation de la sécrétion pancréatique

La sécrétion pancréatique d'insuline obéit à plusieurs règles et est constamment contrôlée. Toute augmentation de la glycémie entraîne une augmentation de la production d'insuline et donc une diminution de la libération du glucose hépatique. A l'inverse, toute diminution de la glycémie entraîne une diminution de la production d'insuline et donc une augmentation de la libération du glucose hépatique.

Par ailleurs, des facteurs centraux et digestifs interviennent également dans le contrôle de la sécrétion d’insuline. Par l'intermédiaire du système nerveux central et des hormones digestives, l'alimentation provoque une production anticipatoire d'insuline. Cette dernière empêche la survenue d'une trop forte hyperglycémie postprandiale. On parle alors de l’effet "anti-hyperglycémiant" de l'insuline puisque l'augmentation de la sécrétion ne sert pas à corriger l'hyperglycémie induite par le repas mais à prévenir l'ascension glycémique qui pourrait découler de cette prise alimentaire.

Mode d'action de l'insuline

L'insuline exerce son effet au niveau des cellules-cibles hépatiques, musculaires et adipeuses au cours de deux phases successives.

Tout d'abord, l'insuline se lie à des récepteurs membranaires spécifiques, les glycoprotéines, présents à la surface de la membrane cellulaire. Ceux-ci " reconnaissent " l’insuline , la fixent et créent un complexe insulino-récepteur. Se produisent alors des réactions biochimiques successives. Elles permettent l'action intra-cellulaire de l'insuline à partir de cette fixation membranaire.

L'intégrité fonctionnelle de ces étapes membranaire et intra-cellulaire est indispensable au maintien d'une glycémie stable. L'effet périphérique de l'insuline dépend du nombre et de l'affinité des récepteurs de l'insuline qui sont influencés par de nombreux facteurs, en particulier le poids. Toute obésité entraîne une diminution du nombre des récepteurs et de l'action périphérique de l'insuline. Ce phénomène est appelé " état d’insulinorésistance ".


Les origines du diabète

Il existe deux types de diabète :

  • Les diabètes secondaires ;
  • Le diabète dit "essentiel" qui se divise en :
    - Diabète insulinodépendant (DID) ou de type 1 ;
    - Diabète non insulinodépendant (DNID) ou de type 2
Les diabètes secondaires

Les causes sont multiples :

  • Les causes pancréatiques : pancréatectomie, pancréatite chronique, cancer du pancréas, hémochromatose...
  • Les causes endocriniennes : hypersécrétion d'une hormone hyperglycémiante (acromégalie, syndrome de Cushing, phéochromocytomes...) ou inhibition de l'insulinosécrétion (syndrome de Conn avec hypokaliémie) ;
  • Les causes iatrogènes : corticoïdes, oestrogènes, diurétiques hypokaliémiants...
  • Les syndromes génétiques : trisomie 21, Turner, Klinefelter...
  • Les diabètes nutritionnels de 3ème type observés dans certains pays du tiers-monde.
Le diabète essentiel : voir le chapitre correspondant

[?] Examens et analyses complémentaires

La glycémie est généralement dosée à partir de sang veineux prélevé chez un sujet à jeun depuis au moins 8 heures. La glycémie postprandiale est pour sa part dosée 2 heures après un repas normal.

L'hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) mesure la glycémie toutes les 30 minutes, pendant 3 à 5 heures, après absorption de 75 g de glucose. Il est nécessaire d'avoir un régime normalement glucidique dans les deux ou trois jours avant l'examen. Cette épreuve biologique n’est guère utilisée, hormis pour la grossesse.

L'hémoglobine glyquée, ou glycosylée, HbA1C, est une partie de l'hémoglobine normale qui fixe de façon presque irréversible le glucose sanguin en fonction de pics d'hyperglycémie. Elle reflète donc l'équilibre glycémique des deux à trois mois précédents. Le taux moyen est de 5,4%. Il doit rester inférieur à 7% chez un diabétique traité.

Le dosage radio-immunologique de l'insuline plasmatique ou du peptide C circulant est possible. Le peptide C est le constituant initial de la pro-insuline et est sécrété en même temps, et dans la même quantité, que l'insuline. Il permet une appréciation de la sécrétion d'insuline chez un diabétique traité par insuline injectable.

Le médecin parle de diabète lorsque la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/l (7 mmol/l) ou lorsque la glycémie est supérieure à 2g/l (11 mmol/l) quel que soit le moment de la journée


Complications du diabète

a) Métaboliques

Le coma acido-cétosique avec hyperglycémie apparaît en cas de déficit sévère en insuline. Il complique le diabète de type 1nsulinodépendant le plus souvent. L'acidocétose peut révéler le diabète ou survenir à l'occasion d'une erreur thérapeutique ou d'une complication intercurrente. La polyurie et la polydipsie sont majorées; des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales peuvent égarer le diagnostic. La déshydratation est constante. Il y a évolution vers des troubles de la conscience et vers le coma. Le diagnostic de certitude se fait d’après les urines (glycosurie, acétonurie), celui de gravité s’établit grâce au dosage de la glycémie. Le traitement fait appel à la réhydratation, l'alcalinisation et l'insulinothérapie intraveineuse continue. Le plus souvent, le pronostic est bon.

Le coma hyperosmolaire concerne surtout le sujet âgé, le plus souvent diabétique de type non insulinodépendant. A l'occasion d'un déficit hydrique, des troubles de la conscience s'installent alors qu’apparaît une importante déshydratation. Le diagnostic repose sur l'hyperosmolarité sanguine avec hyperglycémie supérieure à 6 g/l et natrémie (taux de sodium) supérieure à 150 mmol/l sans cétose. Le traitement repose sur la réhydratation et l'insulinothérapie. La mortalité est malheureusement élevée, de l'ordre de 50%.

L'acidose lactique est souvent consécutive à une erreur thérapeutique: par exemple lors d’une prescription de biguanides à un diabétique présentant une contre-indication (insuffisance rénale, insuffisance hépatique, insuffisance cardio-respiratoire...). Les troubles de la conscience et l'anurie dominent le tableau. Le diagnostic repose sur l'acidose métabolique avec trou anionique, l'absence de cétose et l’hyperglycémie modérée. Le traitement se fonde sur l'alcalinisation et la réhydratation en milieu spécialisé. Cependant, la mortalité reste de 60%.

L'hypoglycémie est une complication fréquente. Ses symptômes doivent être connus :

  • Pâleur, transpiration, tachycardie ;
  • Fatigabilité, troubles de l'humeur, diplopie (le sujet " voit double ") ;
  • Convulsion, agitation psychomotrice, signes évoquant une ivresse alcoolique aiguë ;
  • Coma.
Les causes d'hypoglycémies sont multiples. Dans le DID, il s'agit d'une inadéquation entre le régime alimentaire, l'activité physique et la dose d'insuline. Dans le DNID, il peut s'agir d'interactions médicamenteuses avec un sulfamide hypoglycémiant (sulfamide anti-bactérien, antivitamine K, aspirine, certains AINS) ou de tares viscérales surajoutées (insuffisance rénale).

Le traitement de l'hypoglycémie repose sur l'administration de sucre sous plusieurs formes :

Lundi 14 juillet 2008

Vélo liberté                                                                                   Dr Van de Walle.

 

Le « vélotourisme » est une activité de détente et de loisir. Il implique esprit de découverte, plaisir des rencontres, entraide et convivialité mais il exclut tout esprit de compétition.

C’est l’art de voyager à bicyclette à son propre rythme et comme on l’entend : seul, en famille ou en groupe, sur un parcours de quelques dizaines de kilomètres ou par étapes, suivant des itinéraires préparés, ou encore à l’aventure, sur des routes secondaires, dans des sentiers de forêt ou en terrain accidenté, en Belgique ou à l’étranger.

Le « vélotourisme » se pratique donc en tout lieu, à tout âge, selon sa forme et sa disponibilité.

C’est le « vélo liberté ! »

 

Vélo santé

La pratique assidue du vélo de loisir peut apporter beaucoup à la santé physique et psychique du randonneur.
C’est le système cardio-vasculaire qui est le plus stimulé par cet exercice. Il en devient renforcé : à force de pratique, le cœur pompe mieux le sang, ce qui le rend capable d’une meilleure efficacité à moindres dépenses énergétiques.
Sa paroi musculaire s’épaissit de manière harmonieuse et le réseau capillaire qui le nourrit se développe.

Le système respiratoire est stimulé lui aussi parce que l’exercice demande un apport d’oxygène accru aux muscles. A noter également que le cyclisme qui est un sport porté est bon pour le squelette et les articulations. La position sur le vélo de tourisme ou sur un vélo de sport respecte les courbures normales de la colonne vertébrale, pourvu que les hauteurs de selle et le guidon soient correctement réglés. La hauteur de la selle doit être positionnée de façon à ce que la jambe soit tendue sur la pédale à son point le plus bas, le talon prenant appui sur cette pédale. Quant aux articulations, celles des membres inférieurs peuvent fonctionner sans devoir supporter le poids du corps, ce qui est un avantage appréciable par rapport à d’autres sports de loisir comme la marche ou le jogging.

En résumé, la pratique régulière du vélo contribue à améliorer la dynamique cardiaque et respiratoire, à réduire l’essoufflement à l’effort, à réguler la pression artérielle à  équilibrer le diabète en brûlant davantage de sucre, à maintenir le capital osseux,  à améliorer la souplesse articulaire, à développer les réflexes et, in fine, stimuler le tonus général du pratiquant.

Sur le plan psychologique, les avantages de la pratique du vélo sont loin d’être négligeables : effet plus que positif sur la jeunesse d’esprit, le moral, la volonté de se bouger, de maintenir le contact intergénérationnel, de rompre l’isolement, de se faire de nouveaux amis et de lancer, avec eux, des projets à réaliser… Le vélo est finalement une merveilleuse arme antivieillissement !

Vélo randonnée, vélo découverte

Beaucoup de pratiquants du cyclotourisme et du VTT se retrouvent au sein de clubs qui sont des

lieux privilégiés de rencontres. Plus sans doute que dans d’autres sports, la pratique du vélo en groupe, en toute liberté, procure un sentiment de joie de vivre très communicatif auquel s’ajoute le sens de l’entraide et de l’amitié.

Cyclotouriste débutant ou confirmé, on trouve toujours au sein d’un club le copain de route qui vous conseillera sur le choix du matériel, le réglage de votre bicyclette ou l’alimentation  spécifique à l’effort, sans oublier le dépannage éventuel en cas de pépins mécaniques, et tout cela dans la bonne humeur.

Les clubs sont pour la plupart regroupés au sein d’Associations ou de Fédérations de cyclotourisme.

L’objectif essentiel de ces Fédérations est de « fédérer » et d’animer l’activité des clubs qui

les composent. C’est ainsi que sont construits et édités au début de chaque saison (en février) des calendriers reprenant toutes les randonnées organisées par leurs clubs affiliés. Ces calendriers sont diffusés à tous les pratiquants des clubs, donnant ainsi à chacun la possibilité de programmer ses journées « tourisme à vélo » dans toutes les régions du pays. C’est le « vélo-découverte », la pratique de la randonnée à vélo sans contrainte, juste pour le plaisir, incluant le tourisme, le sport, la santé et… l’amitié.

Pour faciliter le parcours du cyclotouriste, les clubs proposent des  parcours fléchés accompagnés d’une feuille de route détaillant notamment le kilométrage et les points intéressants à découvrir, sans oublier les « pauses » qui sont des points de convivialité proposant boissons et petit « ravitaillement » reconstituant.

Vélo promotion

Parmi les fédérations en activité en Belgique, seule la Fédération Belge de Cyclotourisme a conservé un statut de « Fédération nationale ». Cela lui permet donc d’offrir tout un éventail d’activités sur l’ensemble du pays. C’est évidemment très intéressant pour les cyclotouristes qui disposent ainsi d’un choix très large pour leurs balades ou escapades touristiques.

Par ailleurs, la Fédération Belge de Cyclotourisme s’est donnée comme objectif principal de promouvoir la pratique des sports de loisir et de plein air par l’organisation de grands rendez-vous populaires regroupant les principales disciplines du « loisir sportif » pratiquées hors salles et stades, à savoir :

Le cyclotourisme-vélotourisme

Le vélo-tout-terrain (vtt)

La marche

Ces différentes disciplines doivent compter plus de 50.000 participants réguliers, affiliés à une fédération nationale. Elles ne nécessitent pas ou peu d’infrastructures permanentes et se pratiquent sur les routes et chemins avec un aspect touristique non négligeable.

A noter que si l’on s’en réfère aux dernières statistiques publiées dans la presse, ces trois activités de détente figurent dans le peloton de tête des sports-loisirs les plus pratiqués en Belgique.

La pratique du cyclotourisme après 60 ans

Dr. Jean-Paul LAMONNIER - France

Parmi les 128 cyclotouristes ayant effectué le Tour de France Cyclotouriste 1997 (3000 km en 21 jours), 47 avaient plus de 60 ans. 24 d’entre eux ont été examinés au départ puis 15 jours après. Ceci a permis de prouver que le cyclotourisme fait maigrir, augmente la capacité respiratoire et le Peak Flow, améliore les capacités cardiaques, normalise les chiffres tensionnels, sur ces longues distances, induit une fréquence cardiaque comprise entre les seuils aérobie, et anaérobie lactique.

D’autres études prouvent l’écrêtement des hyperglycémies post prandiales par l’augmentation des GLUT 4.
L’obligation de créer, de mémoriser un parcours, de trouver un thème, développe les fonctions mnésiques.
Sport en décharge, ménage toutes les articulations excepté l’articulation fémoro patellaire. Les mouvements d’assouplissement sont rendus nécessaires après chaque randonnée.

Le suivi médical surveillera particulièrement la fonction cardiaque, avec épreuve d’effort maximale, la souplesse du rachis et des ischiojambiers, l’articulation fémoro patellaire,

les troubles de l’équilibre des premiers signes parkinsoniens, la vision et l’audition, causes de nombreux accidents.

La Fédération Française de Cyclotourisme, développe l’autonomie, entretient élégamment les fonctions mnésiques donc, améliore les qualités de vie de ses adhérents.  

N°51/3 - Mai/Juin 2008
http://www.diabete-abd.be/pdf%20revue%200608/velo%200608.pdf

Dimanche 13 juillet 2008

Diététique et fast food

sont-ils compatibles
 ?

 


L'évolution de notre société fait que de plus en plus de repas sont pris à l'extérieur du domicile, en particulier le déjeuner, et la restauration rapide a connu un essor important.

Dans l'esprit de beaucoup, le terme «fast food» se rapporte essentiellement à la restauration rapide sur le mode nord-américain, dont les établissements ont parfaitement reproduit en France les infrastructures et les menus.

Sur le plan nutritionnel, comment considérer ce type d'alimentation ? Peut-elle être compatible avec un diabète ? Est-il possible de concilier ce type d'alimentation avec un régime amaigrissant ? Voici des éléments de réponse à l'aide d'exemples concrets. Quant à l'aspect gustatif de cette cuisine nord-américaine, nous ne l'aborderons pas, libre à chacun d'avoir son avis...


Repas fast food «Adolescent»

Aliments Quant. Prot. Lip. Glu.
Royal cheese

210 g

32 g

30 g

36 g

Frites

110 g

4 g

20 g

40 g

Milk shake chocolat

290 g

11 g

10 g

52 g

Coca-Cola

40 cl

0 g

0 g

41 g

Apport énergétique total = 1.344 Cal

47*4

60*9

169*4

% de l'apport énergétique total

14 %

36 %

50 %

• Royal cheese = hamburger + cheddar entre tranches de pain de mie + garniture (salade, cornichons, ketchup)
• Milk shake = lait et glace émulsionnés donnant une boisson très onctueuse consommée à la paille

Rappelons tout d'abord qu'une ration alimentaire est équilibrée lorsqu'elle apporte 15 % de protides, 30 à 35 % de lipides de préférence d'origine végétale, et 50 à 55 % de glucides par des aliments à faible index glycémique.

L'apport énergétique de ce repas (1.344 Cal) est important, compatible avec une ration d'environ 3.000 Cal par jour, pour un adolescent ayant une activité physique régulière. La proportion de lipides est élevée (36 %) et essentiellement d'origine animale. Par ailleurs, bien que la proportion de glucides (50 %) se rapproche des apports recommandés, il s'agit pour la moitié de produits sucrés provenant de la boisson et du dessert, ce qui est très élevé. Globalement, la ration comprend des plats à densité calorique élevée, d'où l'apport calorique important.


Repas fast food «Standard»

Aliments Quant. Prot. Lip. Glu.
Cheeseburger

115 g

16 g

13 g

30 g

Salade composée crevettes

280 g

12 g

2 g

4 g

Sauce vinaigrette légère

50 g

0 g

10 g

2 g

Frites

110 g

4 g

20 g

40 g

Lait demi-écrémé

20 cl

7 g

3 g

10 g

Apport énergétique total = 884 Cal

39*4

48*9

86*4

% de l'apport énergétique total

17 %

44 %

39 %

• Cheeseburger = hamburger + 1 tranche de cheddar entre 2 tranches de pain de mie
• Salade composée crevettes = salade verte + autres crudités + crevettes + oeufs durs

L'apport énergétique de ce repas (884 Cal) peut être inclus dans une ration standard à 2.000-2.500 Cal. Comme il apporte environ 2/5 de la ration énergétique et glucidique, il pourrait être compatible avec la ration d'un diabétique. Cependant, la ration lipidique est très élevée (44 %) et il s'agit essentiellement de graisses d'origine animale (viande de boeuf, produits laitiers, et graisse de boeuf pour la confection des frites si des huiles végétales n'ont pas été utilisées pour cela).

La ration de protides étant correcte, la seule façon de diminuer la part des lipides est d'augmenter celle des glucides, mais ils sont essentiellement disponibles sous forme de boissons et de desserts. Le remplacement du verre de lait par un verre de jus d'orange entraînerait un apport énergétique pratiquement équivalent avec la répartition suivante : protides 32 g, lipides 45 g et glucides 96 g, représentant 14 %, 42 % et 44 % de l'apport énergétique du repas. L'apport lipidique resterait donc quand même important. En ce qui concerne les desserts proposés (milk shake, crèmes glacées...) l'apport minimum par portion est d'environ 40 g de glucides, et ce type de desserts comporte toujours des lipides (d'où leur consistance onctueuse). L'ajout d'un milk shake ou d'une crème glacée n'est donc pas une solution très satisfaisante. Autrement dit, pour diminuer notablement les lipides, la seule possibilité serait d'augmenter de façon conséquente la part des glucides, or cela ne serait pas idéal pour l'équilibre glycémique ; de plus les glucides de ce type de restauration sont essentiellement des sucres rapides, sans fibres, et il n'est pas prévu de pouvoir ajouter un supplément de pain.


Repas fast food «Basses calories»

On trouve un choix suffisant de salades composées dont certaines apportent des protéines (oeuf dur, lamelles de jambon, crevettes) qui peuvent être la base d'un repas lorsque l'on surveille son poids.

Aliments Quant. Prot. Lip. Glu.
Hamburger simple

102 g

12 g

10 g

30 g

Salade composée crevettes

260 g

12 g

2 g

4 g

Sauce fines herbes

50 g

0 g

9 g

3 g

Coca Light

25 cl

0 g

0 g

0 g

Lait demi-écrémé

20 cl

7 g

3 g

10 g

Apport énergétique total = 504 Cal

31*4

24*9

47*4

% de l'apport énergétique total

25 %

38 %

37 %

Ce repas, qui apporte 504 Cal, est compatible avec un régime amaigrissant à 1.200-1.500 Cal par jour. Il faut cependant remarquer qu'ici encore, il est difficile de réduire la part lipidique de la ration, même en ne consommant pas toute la sauce servie avec les salades.


Que dire en conclusion ?

Le fast food attire indéniablement les jeunes ainsi que les enfants, mais il ne faut pas perdre de vue que ce type d'alimentation reflète la tendance actuelle non souhaitable de diminuer les apports en fibres et les apports glucidiques, en particulier le pain et les féculents, au profit des protéines et surtout des graisses (viandes, fromages, crèmes glacées...).

Par conséquent, en faire une alimentation habituelle serait préjudiciable à l'équilibre alimentaire, en particulier pour les diabétiques. En effet, l'excès de graisses d'origine animale favorise l'apparition des affections cardiovasculaires.

Ce type de restauration a quelques avantages : mesures d'hygiène sévères et strictement contrôlées, calibrage des denrées permettant une constance de la qualité alimentaire des plats servis.

Cependant, même lorsque les produits sont de qualité, il incombe toujours au consommateur de faire les bons choix pour équilibrer son alimentation : éviter un apport lipidique excessif et les glucides à fort index glycémique, ce qui n'est malheureusement pas le cas de ce type d'alimentation, qui doit donc être très occasionnelle tant chez le diabétique que chez le non-diabétique.

«Fast food» est souvent synonyme de «Néfaste food» lorsqu'elle n'est pas occasionnelle...

http://www.diabsurf.com/diabete/FTables.php

Vendredi 11 juillet 2008
http://www.worlddiabetesday.org/wddgallery?show=all&page=3

La Journée Mondiale du Diabète

Quand la Journée Mondiale du Diabète a-t-elle lieu?

La Journée Mondiale du Diabète est célébrée chaque année le 14 novembre et est une Journée Officielle reconnue par les Nations Unies. Cette date a été choisie car elle marque l’anniversaire de Frederick Banting, qui, avec Charles Best, est le concepteur de l’idée qui a débouché sur la découverte de l’insuline. Si de nombreux événements ont lieu à cette date ou autour de celle-ci, des campagnes thématiques s’étendent  également tout au long de l’année.

Comment tout cela a-t-il commencé?

Lancée en 1991, la Journée Mondiale du Diabète est une initiative de la Fédération Internationale du Diabète (FID) et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) créée en réponse à l’inquiétude suscitée par l’incidence croissante du diabète dans le monde.

Depuis lors, la campagne n’a cessé de croître en popularité.

Journée Mondiale des Nations Unies

La Journée Mondiale du Diabète est à présent une Journée Mondiale Officielle des Nations-Unies. Le 20 décembre 2006, l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé la Résolution 61/225. Cette Résolution fait du 14 novembre, Journée Mondiale du Diabète, une Journée des Nations Unies, qui sera observée tous les ans à compter de 2007. Elle reconnait le diabète comme une « maladie chronique, invalidante et couteuse, qui s’accompagne de graves complications, fait courir de graves risques aux familles, aux Etats Membres et au monde entier ».

Où se déroule-t-elle?

La Journée Mondiale du Diabète est célébrée dans le monde entier. Elle rassemble des millions de personnes dans plus de 160 pays dans le but de sensibiliser l’opinion au diabète, y compris les enfants et les adultes, qu’ils soient atteints ou non de la condition, les professionnels de la santé, les décideurs politiques et les médias. De nombreux événements locaux et nationaux sont organisés par les associations membres de la Fédération Internationale du Diabète, mais également par d’autres associations et organisations, professionnels de la santé et particuliers intéressés par le diabète.

Comment est-elle célébrée?

Les associations membres et les partenaires de la FID organisent un très grand nombre d’activités, adaptées à de nombreux groupes variés. Parmi les activités organisées chaque année, citons:  

L’illumination de bâtiments et monuments en bleu – couleur symbole du diabète  

Des marches et balades à vélo  

Des émissions de radio et de télévision  

Des événements sportifs  

Des dépistages gratuits du diabete et de ses complications  

Des réunions d’information destinées au public  

Des campagnes d’affichages et des brochures d’information  

Des conférences de presse  

Des articles dans les journaux et les magazines  

Des événements s’adressant aux enfants et aux adolescents  

Des activités dans les écoles

Existe-t-il un thème particulier?

Le thème de la Journée Mondiale du Diabète en 2007 et 2008 est « le diabète chez les enfants et les adolescents ». Le thème de la Journée Mondiale de 2009 à 2013 sera l’éducation et la prévention du diabète”.

Pour en savoir plus,

 

http://www.worlddiabetesday.org

Jeudi 10 juillet 2008

 

Les complications  rhumatologiques de la main diabétique.

 

H.Hassikou,

Service de médecine interne,  Hôpital Militaire  Moulay  Ismail , Meknès , Maroc.